Passage couvert éclairé par un néon, murs de pierre tachés, une porte rouge au fond

Les femmes lévitent

2025

  • Vidéo
  • Installation multimédia
  • Photographie argentique
  • Reconstitution 3D
  • Recherche acoustique

Ce projet interroge les espaces urbains que les femmes évitent la nuit : rues, parkings, interstices architecturaux où se concentrent peurs diffuses et menaces potentielles. À partir de scans 3D et de prises de vues photographiques, j’ai reconstruit ces lieux en nuages de points animés, pour produire une vidéo qui donne à voir la ville comme un environnement fragmenté, instable et parfois hostile.

Le dispositif cherche moins à illustrer la violence qu’à rendre perceptible l’insécurité ordinaire, en faisant apparaître les vides, les angles morts et les distances que les femmes incorporent dans leurs trajets quotidiens.

Rendu 3D en fausses couleurs d’un passage couvert, en jaune, bleu et roseMaillage 3D filaire bleu d’un passage, sur fond noir
Les femmes lévitent
Reconstitution 3D en nuage de points d’une ruelle passant sous une voûte, la nuit

Les femmes lévitent

Ce projet s’est conclu par une installation multimédia combinant photographies argentiques, reconstitutions 3D d’environnements urbains nocturnes et enregistrements sonores de rue. La prise de vue argentique apporte une matière plus brute (grain, flous, noirs profonds) qui renforce la sensation d’inconfort. Les nuages de points permettent, eux, de décomposer l’espace et de mettre à distance les zones perçues comme menaçantes, en les montrant sous une forme presque abstraite. La mise en scène joue sur une salle presque plongée dans le noir, une projection de grande échelle et un paysage sonore enveloppant, pour placer le·la spectateur·ice dans une position de vigilance.

Vue de l’installation : des visiteurs dans une salle sombre, devant des cimaises de photographies noir et blancVue de l’installation : une cimaise éclairée par un faisceau, photographies noir et blanc et texte